Camille Henrot


  • The Minimum Of Life
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The Minimum Of Life

Installation vidéo : Projection sur table inclinée 260 x 195 cm, hauteur 50 cm-10 cm, 1220 m de film 35 mm, haut-parleurs
Musique de Joakim
Scénographie Alexis Bertrand
© Camille Henrot
Courtesy the artist and kamel mennour, Paris

Cette installation moque l’idée de progrès associée à l’évolution, pour transformer un schéma de représentation totalisante (la frise de l’évolution), en vision empirique. À travers le détournement de l’esthétique scientifique, le projet offre l’image d’un état de conscience vidé de toute intelligence et de tout projet déterminé, abandonné à sa seule fonction perceptive. L’installation est composée d’un film projeté sur un plan incliné et de la pellicule originale de ce film, accrochée dans un angle de la pièce. Des formes animées, dessinées sur une pellicule vierge, se succèdent en glissant continuellement sur la surface de l’écran. Ces formes, à la frontière de l’abstraction, évoquent des espèces biologiques primitives, amibes ou bactéries. La musique de Joakim qui l’accompagne (et qui peut être aussi jouée en live) est brutale et chaotique, et semble appartenir à un état primitif de la conscience. L’installation évoque le rock industriel et bruitiste de Nick Cave ou Wolf Eyes. La bande-son transmet de manière physique les tourments d’un esprit incapable de trouver une mélodie tandis que le dessin animé renonce à produire une forme. Ainsi le projetThe Minimum of Life peut se définir comme un film scientifique musical d’introspection : il donne une vision au microscope de la pensée non formulée ; un état de conscience qui précède le langage.

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